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Et comment les corriger, sans budget d'agence.
Après plus de dix ans à piloter des campagnes, des PME aux multinationales, je vois revenir les mêmes erreurs. La bonne nouvelle : aucune ne demande un gros budget pour être corrigée. Voici les cinq plus fréquentes chez les PME de Colombie-Britannique, et comment les régler.
Au programme
Instagram, Facebook, LinkedIn, TikTok, une infolettre, un blogue, du Google Ads. Beaucoup de PME tentent d'occuper tous les canaux en même temps, avec une seule personne aux commandes. Résultat : une présence diluée, des publications irrégulières et l'impression que « le marketing ne marche pas ».
La vérité, c'est qu'un seul canal bien exploité bat cinq canaux négligés. Mieux vaut dominer l'endroit où se trouve réellement votre clientèle que saupoudrer partout.
Publier trois fois par semaine n'est pas un objectif. C'est une activité. Le piège classique est de mesurer l'effort (nombre de posts, de courriels, de campagnes) au lieu de mesurer ce qui compte vraiment : les demandes, les rendez-vous, les ventes et le coût pour les obtenir.
Sans suivi du coût par acquisition, on ne sait jamais quel dollar travaille et quel dollar est gaspillé.
La course aux nouveaux prospects fait oublier l'or qui dort déjà dans la base de données : anciens clients, contacts qui ont demandé un devis, abonnés à l'infolettre. Relancer un client existant coûte bien moins cher que d'en convaincre un nouveau, et convertit beaucoup mieux.
Pourtant, la plupart des PME n'ont pas de CRM, ou en ont un qu'elles n'utilisent pas, et envoient une infolettre deux fois par an « quand elles y pensent ».
« Nous sommes une équipe passionnée depuis 2010… » La plupart des sites et des pubs parlent de l'entreprise, alors que le client, lui, cherche une réponse à son problème. Si en trois secondes il ne comprend pas ce que vous faites pour lui, il part.
Un bon message est clair avant d'être créatif. Il nomme le problème du client, la solution, et la prochaine étape.
La Colombie-Britannique est majoritairement anglophone, mais compte une communauté francophone active et un grand nombre de nouveaux arrivants. Beaucoup d'entreprises se privent d'un public entier, soit en restant uniquement en anglais, soit en traduisant à la va-vite avec un outil automatique.
Une traduction mot à mot n'est pas une adaptation. Le ton, les références et les appels à l'action doivent sonner juste dans chaque langue.
Aucune de ces cinq erreurs n'exige une agence ni un gros budget. Elle demandent surtout de la clarté et de la constance. Corrigez-en une seule ce mois-ci, et vous verrez déjà la différence.
Vouloir être présente sur tous les canaux à la fois. Un seul canal bien exploité, là où se trouve votre clientèle, donne de meilleurs résultats que cinq canaux négligés.
Non. Ces erreurs se corrigent surtout par de la clarté et de la constance : choisir ses canaux, mesurer les bons résultats, soigner sa base de clients et clarifier son message.
La C.-B. compte une communauté francophone active et de nombreux nouveaux arrivants. Adapter ses messages en français et en anglais, plutôt que traduire mot à mot, permet de toucher un public souvent négligé par la concurrence.
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