Blog · Publicité & PME
L'un capte des clients qui vous cherchent déjà. L'autre va chercher ceux qui ne vous connaissent pas encore. Voici comment trancher.
C'est la question que me posent presque toutes les PME du Grand Vancouver quand vient le temps de faire de la publicité : « Je mets mon argent sur Google ou sur Facebook ? » La vraie réponse n'est pas « l'un est meilleur que l'autre ». C'est que les deux plateformes répondent à deux moments différents du parcours client. Comprendre lequel correspond à votre situation, c'est déjà la moitié du budget économisé.
Google Ads fonctionne sur l'intention. Quelqu'un tape « comptable bilingue Grand Vancouver » ou « réparation de toiture Coquitlam », et votre annonce apparaît au moment précis où le besoin existe. Vous ne créez pas le désir, vous le captez. C'est de la demande déjà chaude.
Meta Ads (Facebook et Instagram) fonctionne sur l'interruption pertinente. Personne n'ouvre Instagram pour acheter. Vos annonces s'affichent pendant que les gens font défiler leur fil, en fonction de leurs centres d'intérêt et de leurs comportements. Vous créez la demande, vous faites découvrir votre offre à des gens qui ne vous cherchaient pas, mais qui pourraient être intéressés.
Dit autrement : Google récolte, Meta sème. Et selon ce que vous vendez, vous n'avez pas besoin des deux dès le départ.
| Google Ads | Meta Ads (Facebook / Instagram) | |
|---|---|---|
| Logique | Capter une demande existante | Créer la demande, faire découvrir |
| Intention du client | Élevée (il cherche activement) | Faible à moyenne (il navigue) |
| Coût par clic indicatif | Environ 5 $ US en moyenne | Environ 0,70 à 1,90 $ US |
| Format gagnant | Recherche textuelle, mots-clés | Visuel, vidéo, carrousel |
| Idéal pour | Services recherchés, urgences, B2B | Produits visuels, nouveautés, notoriété |
Les coûts par clic ci-dessus sont des repères en dollars US, tirés des benchmarks WordStream 2025. Ils varient fortement selon le secteur : un cabinet juridique paie bien plus cher qu'un restaurant. À retenir : un clic moins cher sur Meta ne veut pas dire un client moins cher, parce que l'intention y est plus faible.
Voici la méthode que j'applique avec mes clients, du plus important au plus secondaire :
Les deux plateformes poussent désormais leurs campagnes automatisées : Performance Max chez Google, Advantage+ chez Meta. L'IA y répartit le budget, teste les visuels et trouve les audiences à votre place. C'est puissant, mais ce n'est pas magique : sans objectif de conversion bien défini, sans suivi propre et sans bons visuels à lui donner, l'algorithme optimise dans le vide. L'IA amplifie une stratégie claire, elle ne la remplace pas.
Vouloir être partout en même temps avec un petit budget. Une PME qui répartit 600 $ par mois entre Google, Facebook, Instagram et LinkedIn n'obtient rien d'exploitable nulle part. Chaque plateforme a une phase d'apprentissage qui exige un minimum de données. Concentrez le budget là où votre client se trouve vraiment, prouvez la rentabilité, puis élargissez. C'est plus lent à dire, mais c'est ce qui fonctionne.
Meta Ads affiche un coût par clic plus bas, souvent de 0,70 à 1,90 $ US selon l'objectif, contre environ 5 $ US en moyenne sur Google Ads (benchmarks WordStream 2025). Mais le clic le moins cher n'est pas toujours le plus rentable : ce qui compte, c'est le coût par client réel, qui dépend de l'intention et du taux de conversion.
Prévoyez un budget de test d'environ 1 000 à 1 500 $ par mois et par plateforme pendant 6 à 8 semaines. C'est le minimum réaliste pour récolter assez de données, laisser l'algorithme apprendre et tirer des conclusions fiables avant d'augmenter la mise.
Comptez 2 à 4 semaines d'apprentissage avant que les campagnes se stabilisent, et 6 à 8 semaines avant d'avoir un coût par acquisition fiable. Les résultats des premiers jours ne sont pas représentatifs : l'algorithme a besoin de conversions pour s'optimiser.
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